Mouvement
Républicain et Citoyen
du Maine-et-Loire
Président du MRC : Jean-Pierre Chevènement
Le MRC fait partie de la liste "La Gauche en action" de Jacques Auxiette dans les Pays de la Loire
Premier secrétaire du MRC 49 : Daniel Salé
Rédacteur du site : Julien Ricaud, militant du MRC
Depuis plusieurs années, les gouvernements de droite n’ont cessé de fragiliser l’hôpital public au profit du secteur privé.
La Tarification à l‘activité (T2A) a introduit à l‘hôpital l‘obsession de la rentabilité :
Avec la T2A, l’hôpital public et les cliniques privées sont mis au même plan, et tant pis pour les missions que l’hôpital est seul à assumer : l’accueil de tous les patients sans sélection, la formation initiale des professionnels, l’ensemble des missions sociales de l’hôpital ne peuvent se quantifier en actes.
Les dotations forfaitaires (MIGAC) prévues pour pondérer ce mode de financement sont largement insuffisantes.
Les soignants de l’hôpital ne cessent de le répéter : la quête de la stricte rentabilité qu’impose le T2A ne peut qu’aboutir à une sélection des malades les plus rentables et à une dangereuse et inflationniste course à l’acte
Aujourd’hui, la loi Hôpital, patients, santé et territoires poursuit l’évolution de notre système de santé vers une logique concurrentielle, lucrative, et génératrice d’inégalités.
Les groupements de coopération sanitaire prévus par la loi Bachelot vont opérer le rapprochement d’établissements de santé publics et privés, sous l‘impulsion des nouvelles Agences Régionales de Santé.
Conséquence? A coup sûr, la disparition de certaines activités du secteur strictement public et, à terme, l‘impossibilité pour de nombreux patients d‘accéder à des soins de qualité.
Parallèlement, les établissements de santé privés pourront désormais participer à l’enseignement universitaire et bénéficier ainsi du renfort de médecins en formation payés par la collectivité.
Nicolas Sarkozy a dit qu‘il faut un vrai patron à l’hôpital.
Aussi donne-t-il toute latitude aux directeurs d’hôpitaux pour gérer leurs établissements comme des entreprises.
Aussi ces directeurs pourront-ils désormais être issus du secteur privé.
Quant aux médecins, ils pourront être recrutés sous un statut de droit privé, avec une rémunération comportant une part variable.
Soixante cinq ans après le programme du Conseil national de la Résistance qui jetait les bases du modèle social français, est-ce de cela que nous voulons ?
NON ! L’hôpital public doit rester le pilier d’un système de santé qui allie excellence médicale et égalité d’accès aux soins.
Il faut :
-intégrer dans tout plan de relance des investissements majeurs en direction de l’hôpital public
-revenir sur le dogmatisme de l’application de la Tarification à l’activité;
accorder à l’hôpital public des rémunérations forfaitaires à la hauteur des missions qu’il assume;
permettre ainsi aux hôpitaux d’assainir leurs budgets
-réorganiser l’hôpital sans le soumettre à une logique de rentabilité
-responsabiliser les acteurs du système hospitalier en développant une gouvernance démocratique et transparente de l’hôpital
-développer dans les zones de faible densité
médicale une nouvelle génération de dispensaires-pilotes, destinés à pratiquer une médecine ambulatoire en lien étroit avec la médecine hospitalière
Mouvement Républicain et Citoyen


Présentation du MRC
Le Mouvement Républicain et Citoyen
défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le
droit de se gouverner, et non de se laisser gouverner par les lois économiques et les intérêts égoïstes.
Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations
en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des
idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
est le Président du Mouvement Républicain et Citoyen