Mouvement
Républicain et Citoyen
du Maine-et-Loire
Président du MRC : Jean-Pierre Chevènement
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Julien Ricaud est militant du MRC 49
Appel à un grand parti de toute la Gauche
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Une révision sévère. Alors que les dernières prévisions économiques du gouvernement français avaient été établies en septembre dernier, Christine Lagarde est intervenue ce matin au Sénat pour corriger le tir, crise financière oblige. L'ampleur est significative : la ministre de l'Economie a annoncé s'attendre à une croissance comprise entre 0,2% et 0,5% en 2009, au lieu de 1% auparavant.
Le ministre du Budget, Eric Woerth, a pour sa part admis que le déficit public devrait se creuser dès cette année à 2,9% du PIB contre 2,7% et franchir la limite des 3% du PIB imposée par le traité de Maastricht, à 3,1% précisément, au lieu de 2,7%. L'aggravation des déficits s'explique par la révision à la baisse des objectifs de croissance et par la baisse des recettes fiscales provoquée par la crise financière et ses répercussions sur l'économie, a expliqué le ministre.
Seules bonnes nouvelles : l'inflation devrait se calmer et atteindre le taux de 1,5%, au lieu de 2%, compte tenu de la baisse des prix des matières premières, et l'euro devrait s'élever à 1,33 dollar en moyenne l'an prochain contre 1,45 auparavant.
Mais les conséquences de la crise financière "l'emporteront sur les effets positifs" induits par la baisse de l'inflation et du cours de l'euro, a expliqué Christine Lagarde. "Cette prévision est lucide", a-t-elle plaidé, rappelant qu'elle était "la plus basse jamais retenue par un gouvernement en France". Les effets de la crise financière "commencent à se faire sentir et vont perdurer pendant plusieurs trimestres", a ajouté la la ministre. Elle "laissera sur les économies des séquelles durables", a-t-elle dit.
Aux yeux du gouvernement, l'année 2010 devrait être néanmoins celle de la reprise même si elle se présente sous de moins bons auspices qu'attendu auparavant. Le gouvernement table désormais sur une hausse du PIB de 2%, contre 2,5%. Le déficit public devrait redescendre à 2,7%. L'objectif du gouvernement est ensuite de le ramener à 1,9% en 2011 et 1,2% en 2012, contre 0,5% initialement annoncé pour la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Mais autant les nouvelles prévisions du gouvernement français pour 2009 sont globalement conformes aux dernières estimations de grandes organisations internationales, autant celles pour 2010 sont
franchement plus optimistes. La semaine dernière, la Commission européenne indiquait ainsi s'attendre à une hausse de l'activité de... 0,8% seulement, creusant encore le déficit public, à... 3,8%
du PIB.
Article du journal Les Echos : http://www.lesechos.fr/info/france/300307012-la-france-revoit-en-forte-baisse-ses-previsions-de-croissance.htm


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est le Président du Mouvement Républicain et Citoyen