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Julien Ricaud est militant du MRC 49 

 

Appel à un grand parti de toute la Gauche

Face au tsunami économique qui menace la France, les Français ne peuvent plus se satisfaire de messages politiques creux ou contradictoires. Les politiques, avec le soutien des citoyens, doivent réagir sans tarder.

Le MRC prend ainsi un nouvel élan :
    1) Jean-Pierre Chevènement, succédant à Georges Sarre, reprendra mi-juin la direction exécutive du parti !
    2) Le MRC lance un appel à la création d'un grand parti de la gauche en direction de tous les partis et de tous les citoyens.
    3) La création de ce parti ne peut se faire que sur une réflexion de fond. C'est pourquoi le MRC propose, dans un projet républicain, une analyse du monde, de l'Europe et de la France d'aujourd'hui et apporte ses solutions concrètes.
 

 

Mercredi 5 novembre 2008

 Au sein de la majorité, de nombreux députés expriment leurs réserves à l’égard du texte de loi qui avait déjà été remanié une fois.

Il y a un an, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin avait prévenu : « Il n’y aura pas de majorité au Parlement pour voter la généralisation du travail le dimanche. » Relancée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy, qui a souhaité que les parlementaires examinent cette question « sans tabou », cette promesse de la campagne présidentielle continue de se heurter aux réserves d’une partie de la majorité.

Remaniée déjà une fois, la proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, qui prévoit d’instaurer de nouvelles dérogations à la fermeture dominicale des magasins, ne fait toujours pas l’unanimité au sein du groupe majoritaire.

L’examen du texte, programmé initialement le 10 juin, a été reporté au mois de janvier. Officiellement pour cause d’encombrement parlementaire. En réalité, « il y avait suffisamment de députés hostiles au texte pour qu’on ne prenne pas le risque de l’inscrire dans une niche parlementaire », témoigne un des responsables du groupe.

"Pesanteurs à la fois culturelles, religieuses et idéologiques"

Cette hostilité à la libéralisation du dimanche n’est pas nouvelle. Plusieurs propositions de loi ont été déposées depuis cinq ans par des députés UMP. Sans succès. Au grand regret de l’un d’entre eux, le député de Paris Pierre Lellouche. « Il existe sur cette question des pesanteurs à la fois culturelles, religieuses et idéologiques, déplore-t-il. Au nom de quoi serait-il interdit d’aller acheter un canapé le dimanche ? Personne n’oblige les gens à consommer le dimanche comme personne ne les oblige à aller à la messe. »

Les opposants au travail du dimanche préfèrent mettre d’abord en avant des arguments économiques : absence de garantie pour les salariés qu’il s’agira bien de volontariat ; coup de pouce donné aux grandes surfaces au détriment des artisans et des commerces de détail ; enfin, absence d’impact sur la croissance. « Ce n’est pas parce les magasins seront ouverts le dimanche que les Français auront plus d’argent à dépenser. Ce qu’ils dépenseront ce jour-là ne le sera pas un autre jour », explique un député UMP.

« Tout n’est pas que marchandise ! »

Dans les faits, le débat est cependant bien philosophique. Et ne se réduit pas, selon le député des Alpes-Maritimes Jean Leonetti, à la seule défense de la pratique religieuse. « Je commence à être fatigué qu’au nom d’une pseudo-modernité, on regarde tout par le petit bout de la lorgnette économique, justifie celui qui est aussi l’un des vice-présidents du groupe. »

« Au moment où nous essayons de tirer les leçons de la crise économique, on pourrait se poser d’autres questions que de savoir comment être toujours plus rentable. »

Le président de la commission des affaires sociales, Pierre Méhaignerie, met également en avant ses « valeurs » pour justifier ses réserves : « Tout n’est pas que marchandise ! », s’insurge-t-il. « La question fondamentale est éthique, c’est celle du rapport à l’argent », confirme le député UMP des Yvelines Jean-Frédéric Poisson.

Ce catholique pratiquant ne cache pas qu’il défend aussi « la dimension publique de la religion, qui fait que le dimanche est partout le temps de l’assemblée des fidèles ».

« Il ne faut pas banaliser le dimanche »

Quant à l’opposition, farouchement hostile au travail du dimanche, elle est bien décidée à mener la bataille parlementaire jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’au Conseil constitutionnel.

Pour Alain Vidalies, secrétaire national aux entreprises du PS, au-delà du droit des salariés, il s’agit bien d’un « enjeu sociétal ». Et peu lui importe de se retrouver aux côtés de ceux qui défendent la pratique religieuse. « C’est à mon sens une réponse commune contre la marchandisation du monde. »

Si François Bayrou a également fait de la lutte contre le travail du dimanche le symbole de la « société humaniste » qu’il entend proposer comme alternative au socialisme et au capitalisme, les centristes restent divisés sur la question, selon qu’ils sont libéraux ou démocrates-chrétiens mais également élus d’une circonscription urbaine ou rurale.

Richard Mallié a beau affirmer qu’ils ne sont « qu’une minorité » au sein de l’UMP à être hostile à son texte, les réserves exprimées sont suffisamment importantes pour que le gouvernement agisse avec prudence. « Il faut prendre le temps de trouver un texte équilibré, prévient Jean Leonetti. S’il s’agit de régler le problème de Plan-de-Campagne et de l’Île-de-France, pourquoi pas, mais il n’y a pas de raison qu’on applique les mêmes règles en Corrèze ou en Bretagne. Il ne faut pas banaliser le dimanche. »
par MRC49 publié dans : Social
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Le Mouvement Républicain et Citoyen défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le droit de se gouverner, et non de se laisser gouverner par les lois économiques et les intérêts égoïstes.
Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
 


Jean-Pierre Chevènement

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