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Julien Ricaud est militant du MRC 49 

 

Appel à un grand parti de toute la Gauche

Face au tsunami économique qui menace la France, les Français ne peuvent plus se satisfaire de messages politiques creux ou contradictoires. Les politiques, avec le soutien des citoyens, doivent réagir sans tarder.

Le MRC prend ainsi un nouvel élan :
    1) Jean-Pierre Chevènement, succédant à Georges Sarre, reprendra mi-juin la direction exécutive du parti !
    2) Le MRC lance un appel à la création d'un grand parti de la gauche en direction de tous les partis et de tous les citoyens.
    3) La création de ce parti ne peut se faire que sur une réflexion de fond. C'est pourquoi le MRC propose, dans un projet républicain, une analyse du monde, de l'Europe et de la France d'aujourd'hui et apporte ses solutions concrètes.
 

 

Lundi 20 octobre 2008
Communiqué de presse, du 20 octobre 2008, d'associations de défense des lettres :

      Les organisations soussignées, ayant examiné l’état actuel du projet de réforme du lycée, estiment que le nouveau dispositif compromettrait gravement la qualité de l'enseignement public, qui est un devoir de l'État.

      La répartition généralisée en modules semestriels, les uns obligatoires, les autres " d’exploration ", de 3 heures hebdomadaires aboutirait à réduire d’un tiers l’horaire obligatoire de français en classe de seconde, au rebours de l’effort fait en amont (primaire et collège) pour renforcer la maîtrise de la langue et la formation littéraire.
      Ce système ruinerait dans une large mesure toute progression méthodique dans l’apprentissage des matières " d’exploration " et favoriserait leur abandon en cours d’année. Il interdirait dans les faits tout couplage des deux langues anciennes, latin et grec, et même, pour la plupart des lycéens, le choix d’une langue ancienne. L’évaluation au baccalauréat serait rendue quasiment impossible.

      Constatant que la maîtrise du français est encore très loin d’être assurée au lycée pour la très grande majorité des élèves, les signataires jugent nécessaire de réserver, pour le français en classe de seconde, 5 heures hebdomadaires sur l’année, intégrant une initiation au domaine gréco-latin dans sa double dimension culturelle et littéraire, et de maintenir hors semestrialisation les horaires actuels de français dans le cycle terminal, aussi bien général que technologique.
      Les signataires se prononcent aussi pour le maintien, sans diminution horaire, de deux enseignements optionnels annuels, sanctionnés au baccalauréat, condition indispensable pour éviter notamment l’éradication des langues anciennes de l’enseignement secondaire.

      Il en va de l’efficacité de la formation initiale et de la préparation d’études supérieures réussies.


A.G.B. (Association Guillaume Budé),
A.P.F.L.A.-prépa (Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes de Classes Préparatoires),
A.P.L. (Association des Professeurs de Lettres),
A.P.L.A.E.S. (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur),
C.N.A.R.E.L.A. (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes),
Sauver les Lettres,
S.E.L. (Sauvegarde des enseignements littéraires).

par MRC49 publié dans : Actualité
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Commentaires

Je partage tout à fait votre colère concernant cette réforme catastrophique. Au vu du niveau en français de nos élèves de collège - nous sommes unanimes, mes collègues et moi-même - c'est pure bêtise que de passer de 4H30 à 3H l'enseignement du français en seconde. A noter également que notre cher ministre a beau avancer que le sciences expérimentales resteront dans le tronc commun, il faut y voir une fusion de la SVT et des sciences physiques, soit le passage de 3H30 de sciences physiques à 1H30 seulement en seconde !
Commentaire n° 1 posté par Althea le 22/10/2008 à 20h31
Bonjour Althéa,
merci de votre commentaire. Les mots employés en politique perdent leur sens ; on nous parle d'"ambition", de "réussite pour tous", de "fondamentaux" alors que nous assistons ni plus ni moins à une réduction des apprentissages des savoirs.
Je ne crois pas que cette réforme passera. En tout cas, il ne faut pas la laisser passer.
Julien Ricaud
PS : Je me permets de vous dire que j'aime beaucoup votre pseudonyme (qui me fait penser à althêeis qui signifie salutaire en grec).
Réponse de MRC49 le 22/10/2008 à 21h21
C'est la fin programmée des classes.... pas des troupeaux, les élèves seront tassées par paquet de 30-35 dans tous les cours, bravo l’efficacité… économique...Elles ne seront plus du tout ce groupe qui prend de la cohésion en deux trois mois.

Ma réaction à l’annonce officielle du contenu de la réforme du lycée est d’abord liée au dernier carnage qui a eu lieu en Finlande. Celui-ci rejoint une liste trop longue d’événements du même genre. Il semble que l’institution scolaire a été épargnée par ces phénomènes chez nous. N’y aurait-il pas une certaine corrélation entre ces faits tragiques et la façon dont ces adolescents sont pris en charge dans leurs établissements d’enseignement. Les États-Unis, l’Allemagne et la Finlande n’ont-ils pas un système scolaire très individualisé, où le groupe classe s’efface devant des structures plus lâches, plus éphémères et disparates, groupe de module ou d’option ? La classe fixe, groupe de référence pour une durée longue, ne serait-elle pas, par ses solidarités induites, un dispositif empêchant de telles impasses personnelles de naitre ?

Enfin, présenter la seconde avant que ne soit dévoilées les deux années suivantes, relève de la pire des manœuvres grossières. C’est pourtant là que se verront les énormes distorsions entre le discours affiché et la régression ainsi organisée.
Commentaire n° 2 posté par Hugues Vessemont le 22/10/2008 à 15h44

merci de votre commentaire qui nous montre bien les dangers d'une réforme libérale de l'école.


Réponse de MRC49 le 22/10/2008 à 16h32



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Présentation du MRC

Le Mouvement Républicain et Citoyen défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le droit de se gouverner, et non de se laisser gouverner par les lois économiques et les intérêts égoïstes.
Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
 


Jean-Pierre Chevènement

est le Président du Mouvement Républicain et Citoyenchevenement.jpg 



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