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Julien Ricaud est militant du MRC 49 

 

Appel à un grand parti de toute la Gauche

Face au tsunami économique qui menace la France, les Français ne peuvent plus se satisfaire de messages politiques creux ou contradictoires. Les politiques, avec le soutien des citoyens, doivent réagir sans tarder.

Le MRC prend ainsi un nouvel élan :
    1) Jean-Pierre Chevènement, succédant à Georges Sarre, reprendra mi-juin la direction exécutive du parti !
    2) Le MRC lance un appel à la création d'un grand parti de la gauche en direction de tous les partis et de tous les citoyens.
    3) La création de ce parti ne peut se faire que sur une réflexion de fond. C'est pourquoi le MRC propose, dans un projet républicain, une analyse du monde, de l'Europe et de la France d'aujourd'hui et apporte ses solutions concrètes.
 

 

Vendredi 17 octobre 2008
   Série noire dans les prisons. Trois adolescents se sont suicidés depuis le début de l'année, alors que cela n'était pas arrivé depuis 2002. Cela porte le nombre de suicides à 88 personnes depuis janvier. Quatre meurtres ont eu lieu en prison, dont deux en moins d'un mois.

 

Les syndicats de surveillants et de magistrats font part de leur exaspération et s'unissent pour critiquer la politique de la chancellerie. Très attendue, la loi pénitentiaire n'est toujours pas inscrite au Parlement.

Décryptage de la crise carcérale :

Suicides. Après plusieurs années de baisse, le nombre de suicides remonte, malgré les efforts de prévention déployés par l'administration pénitentiaire, avec un suicide tous les trois jours. "Il y avait 22 suicides pour 10 000 détenus en 2002. Nous sommes à 15 pour 10 000", tempère Laurent Ridel, sous-directeur à l'administration pénitentiaire. 6 000 surveillants ont reçu une formation spécifique, soit un quart du personnel.

"Il y a moins de personnes formées à la prévention du suicide dans les hôpitaux psychiatriques", constate le psychiatre Jean-Louis Terra, qui travaille avec l'administration. Le personnel formé est affecté en priorité dans les zones à risque : quartier des arrivants, quartiers disciplinaire et d'isolement. Les suicides y ont baissé.

La plupart ont eu lieu dans les cellules ordinaires, souvent partagées par plusieurs détenus. Fait nouveau : "Plusieurs suicides ont eu lieu dans des établissements pour peines, au printemps, chez les délinquants sexuels. Cela coïncide avec le procès Fourniret et les débats sur la rétention de sûreté", explique M. Terra. La garde des sceaux, Rachida Dati, a nommé un nouveau chargé de mission sur la prévention du suicide.

Surpopulation. La surpopulation atteint des niveaux records : 62 843 personnes détenues pour 50 800 places, au 1er septembre, contre 55 754 en 2006. "La surpopulation peut jouer sur les suicides, explique le Pr Terra. Les surveillants ont plus de monde sous leur responsabilité, cela affecte leur capacité d'attention. Les détenus voient paradoxalement moins de monde, en cas de surpopulation. Ils sortent moins en promenade." De plus, "la surpopulation réduit le nombre de parloirs et les activités", souligne Martine Lebrun, présidente de l'Association nationale des juges de l'application des peines.

"Quand le codétenu est stable et protecteur, c'est une bonne chose de partager une cellule, explique M. Terra. Quand le détenu a peur de l'autre, il préfère rentrer dans sa coquille. L'encellulement individuel devrait s'accompagner d'une vie sociale qui n'existe pas dans les prisons françaises." 5 000 nouvelles places de prison doivent être créées en 2009. Mais l'augmentation continue de la population pénale annule ces efforts.

Santé mentale. "Nous sommes confrontés à une augmentation rapide de la population carcérale, avec de plus en plus d'incarcérations pour des actes violents et de sujets atteints de troubles psychiatriques", constate M. Ridel. "Fin septembre, 2 300 détenus étaient venus nous consulter pour des troubles psychiques depuis le début de l'année, autant que pour toute l'année 2007", témoigne la psychiatre Catherine Paulet, chef du service médico-psychologique régional de Marseille.

Une étude épidémiologique a révélé en 2004 que huit détenus sur dix présentent au moins un trouble mental. 47 % présentent des états dépressifs, 38 % sont dépendants à la drogue et 31 % à l'alcool. 20 % sont psychotiques. Les prisons ne comptent que 2 200 personnels de santé.

Peines planchers. Elles contribuent à l'inflation carcérale. Fin septembre, Mme Dati a convoqué des procureurs généraux, car les peines minimales pour les récidivistes n'étaient selon elle pas assez appliquées. Lorsqu'elles sont prononcées - dans un cas sur deux -, des peines fermes sont décidées dans 39 % des cas. Dans 53 % des condamnations, il s'agit d'une peine ferme et d'un sursis avec mise à l'épreuve.

"C'est un tir à deux coups, explique Mme Lebrun. Quand une partie de ces sursis seront révoqués, l'effet sur les prisons sera beaucoup plus important. Ils portent sur des quantums de peines importants et sur des délits où la réitération est forte."

Communication. Mme Dati multiplie les annonces et les déplacements. Les critiques exprimées contre le parquet de Metz après le suicide d'un mineur ont suscité de vives protestations. Tout comme l'instruction passée aux directeurs de prison de ne plus tenir compte des avis médicaux, après le meurtre de Rouen, où un détenu suicidaire a été sorti de l'isolement, puis a tué son codétenu. "On ne peut pas créer une règle à chaque événement exceptionnel. On ne sait plus où l'on est", critique le Dr Paulet.

Article du monde.fr

par MRC49 publié dans : Justice
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Le Mouvement Républicain et Citoyen défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le droit de se gouverner, et non de se laisser gouverner par les lois économiques et les intérêts égoïstes.
Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
 


Jean-Pierre Chevènement

est le Président du Mouvement Républicain et Citoyenchevenement.jpg 



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