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Julien Ricaud est militant du MRC 49 

 

Appel à un grand parti de toute la Gauche

Face au tsunami économique qui menace la France, les Français ne peuvent plus se satisfaire de messages politiques creux ou contradictoires. Les politiques, avec le soutien des citoyens, doivent réagir sans tarder.

Le MRC prend ainsi un nouvel élan :
    1) Jean-Pierre Chevènement, succédant à Georges Sarre, reprendra mi-juin la direction exécutive du parti !
    2) Le MRC lance un appel à la création d'un grand parti de la gauche en direction de tous les partis et de tous les citoyens.
    3) La création de ce parti ne peut se faire que sur une réflexion de fond. C'est pourquoi le MRC propose, dans un projet républicain, une analyse du monde, de l'Europe et de la France d'aujourd'hui et apporte ses solutions concrètes.
 

 

Jeudi 9 octobre 2008

Avec une dépense par habitant le plaçant au niveau de Chypre ou de la Croatie, le système judiciaire bat des records d'attente, notamment en matière de divorce.

Ce n'est pas une surprise : la justice française n'est pas la plus rapide d'Europe. Elle se situe du point de vue de traitement des affaires civiles dans la deuxième moitié du peloton. Les experts de la commission européenne pour l'efficacité de la justice (Cepej) insistent également, dans leur troisième rapport, sur les violations de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme qui impose un «délai raisonnable de jugement». La France a été en effet condamnée 21 fois en 2006, c'est-à-dire plus que la plupart de ses voisins.

La durée d'écoulement des affaires civiles en première instance, est de 262 jours en France, c'est-à-dire quasiment la même qu'en Espagne. L'Italie avec 507 jours, ou le Portugal, qui affiche 449 jours, font toutefois encore moins bien.

C'est en matière de divorce contentieux que les délais sont les plus longs : 477 jours en France, soit la moins bonne performance enregistrée par la Cepej après l'Italie (634 jours).

 

Un pays peu «judiciarisé»

 

Les syndicats de magistrats, notamment, ont tout de suite lié ce constat à d'autres chiffres révélés par les experts : la faiblesse du budget alloué en France au fonctionnement de la justice. L'enveloppe française n'est en effet, souligne le rapport, que de 53 euros par habitant, contre 106 en Allemagne, ou 70 en Italie. Dans les tableaux des experts européens, la France n'est ainsi qu'à la 27e place sur 47 en termes de dépenses de justice, rapportées au nombre d'habitants - c'est-à-dire juste en dessous de Chypre, et juste au-dessus de la Croatie…

Le manque de moyens alloués aux tribunaux français est l'une des plaintes les plus fortement exprimées dans la magistrature. Après le drame d'Outreau, les parlementaires eux-mêmes avaient plaidé pour une augmentation drastique des moyens.

Toutefois, la Chancellerie se défend en soulignant que «depuis 2002, le budget de la justice a augmenté de 40 %» . «Nous avons rattrapé notre retard, explique le porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier. De plus, aujourd'hui, on ne mesure pas l'efficacité en fonction de la dépense…» La France reste, selon le ministère de la Justice, un pays peu «judiciarisé».

Par ailleurs, «depuis quelques années, l'accent a été mis essentiellement sur le pénal, analyse Emmanuelle Perreux au Syndicat de la magistrature. Et comme on travaille à moyens constants, le civil en a pâti… Les juges occupés à siéger en correctionnelle ne s'occupent pas pendant ce temps des affaires familiales». La commission Guinchard, chargée de plancher sur la façon dont devront travailler les tribunaux avec la réforme de la carte judiciaire, a notamment suggéré de constituer des pôles «famille». Les divorces simples par consentement mutuel pourraient également à l'avenir être simplement entériné par le juge - sans audience préalable - afin de réduire les délais de traitements.

par MRC49 publié dans : Justice
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Présentation du MRC

Le Mouvement Républicain et Citoyen défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le droit de se gouverner, et non de se laisser gouverner par les lois économiques et les intérêts égoïstes.
Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
 


Jean-Pierre Chevènement

est le Président du Mouvement Républicain et Citoyenchevenement.jpg 



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