Mouvement
Républicain et Citoyen
du Maine-et-Loire
Président du MRC : Jean-Pierre Chevènement
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Julien Ricaud est militant du MRC 49
Appel à un grand parti de toute la Gauche
Nous vous proposons ici un article du JDD.
Une pétition anti-Edvige a déjà rassemblé 85000 signatures sur Internet, et un collectif se réunira jeudi pour élaborer des actions médiatiques. Le fichier Edvige (Exploitation documentaire et
valorisation de l'information générale) a été créé par décret du ministère de l'Intérieur le 1er juillet, mais sa mise en oeuvre a aussitôt été gelée, le temps de faire quelques ajustements
techniques et de purger le contentieux administratif. Le doux nom d'Edvige recouvre en fait un fichier informatique rassemblant des données sur deux catégories de population. D'abord les
"personnalités", tous ceux et celles qui peuvent jouer un rôle public dans des domaines aussi variés que la politique, l'économie, le social, la religion, le monde associatif ou les
médias.
Ensuite les "fauteurs de troubles", c'est-à-dire les individus ou groupes "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", y compris les mineurs et ce dès l'âge de 13 ans. Le
fichier Edvige doit, enfin, servir aux enquêtes administratives demandées pour les candidats à certains métiers, notamment dans la fonction publique et dans le secteur de la sécurité. Les données
personnelles contenues dans ce fichier seront nombreuses: état civil, profession, adresses, téléphone, mail, signes particuliers, photos, comportement, titres d'identité, immatriculation des
véhicules, informations fiscales et patrimoniales, déplacements, antécédents judiciaires, environnement personnel...
"Ce n'est qu'un ancien fichier RG adapté aux évolutions de la société"
Concrètement, ces données seront collectées sur décision de la police, soit au niveau du département, soit au niveau national. Le fichier sera géré par la sous-direction de l'information générale
(SDIG, rattachée à la Direction centrale de la sécurité publique). Les fiches elles-mêmes pourront être créées et consultées par les quelque 1600 policiers assermentés de la SDIG. Au départ, la
base sera constituée des fameuses petites fiches des ex-Renseignements généraux (RG), à l'exception toutefois de celles qui concernent le terrorisme et l'espionnage: celles-ci seront versées au
fichier secret Cristina, qui sera géré par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, fusion de la DST et d'une partie des RG). "En fait, Edvige n'est jamais que l'ancien fichier
des RG adapté aux évolutions de la société", explique Gérard Gachet, le porte-parole de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.
Ce sont précisément les nouveautés du fichier Edvige qui font l'objet de virulentes critiques: plusieurs associations estiment que ce projet fait craindre un "flicage" injustifié des
mineurs, des militants ou des minorités sexuelles qui pourrait ouvrir la voie à toutes sortes d'excès. Quant à la notion "d'atteinte à l'ordre public", elle paraît très floue aux
défenseurs des droits de l'homme qui craignent la constitution d'un méga fichier et agitent le spectre de "Big Brother".
Le projet a, d'ailleurs, été déjà modifié après plusieurs remarques venues, notamment, de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil). "Nous avons, par exemple, obtenu que le
décret créant Edvige soit publié au Journal officiel, ce qui rend possible un débat public et citoyen et nous permettra, par ailleurs, d'exercer un contrôle effectif sur ce fichier",
explique Yann Padova, le secrétaire général de la Cnil. De même, aucune interconnexion avec les autres fichiers existants (Stic, casier judiciaire, etc.) ne sera autorisée. D'autres restrictions
ont été ajoutées au projet initial. Ainsi, l'enregistrement des déplacements et du comportement des personnalités publiques a été abandonné. Enfin, les données sur l'orientation sexuelle ou la
santé ne seront plus enregistrées que de manière exceptionnelle.
La mobilisation n'en demeure pas moins forte. "En admettant que l'on ne fiche plus les minorités, le fait de ficher des militants politiques, syndicaux ou associatifs est de toute façon
quelque chose de très inquiétant ; ça revient à intimider tous les opposants", lâche Hélène Franco, du Syndicat de la magistrature. "Il y a une disproportion entre l'objectif affiché,
celui du maintien de l'ordre public, et l'atteinte à la liberté, notamment à la vie privée." Selon nos informations, d'autres recours sont prévus, cette fois contre le fichier Cristina.


Présentation du MRC
Le Mouvement Républicain et Citoyen
défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le
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Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations
en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des
idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
est le Président du Mouvement Républicain et Citoyen