Mouvement
Républicain et Citoyen
du Maine-et-Loire
Président du MRC : Jean-Pierre Chevènement
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Julien Ricaud est militant du MRC 49
Appel à un grand parti de toute la Gauche
Chers amis, chers camarades,
Dans le texte d’orientation qu’il nous a présenté lors de notre précédent Conseil National, Jean-Pierre Chevènement écrit : « la France, l’Europe et le monde sont devant une crise systémique sans précédent, qui prend racine dans la dictature des marchés financiers ».
L’actualité confirme hélas, jusqu’à la nausée, cette affirmation.
Voici un petit résumé d’informations révélées ces dernières semaines, et qui pourraient constituer le journal du capitalisme financier, en ce jour du 4 mai 2008 ! Imaginez, vous écoutez la radio, et vous entendez :
« Mesdames, Messieurs, bonjour ;
Les entreprises du CAC 40 en 2007 ont réalisé 97 Milliards d’Euros de bénéfices, dont 12,6 milliards pour Total
« sans transition », - comme dirait l’autre - le litre de sans-plomb atteint 1 Euro 38, et grève lourdement le pouvoir d’achat des ménages
Autre information : la rémunération moyenne hors stock-options pour chacun des patrons des entreprises du CAC 40 en 2007 a « raisonnablement augmenté », selon nos confrères de Challenges, puisqu’elle s’établit à 2,26 Millions d’Euros, soit 188 SMIC par mois pour chacun
Sans transition - bien sûr - le consensuel Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale a rendu son rapport : la France compte 200.000 travailleurs pauvres de plus qu’en 2003, soit 1 Million 700 mille travailleurs percevant moins de 817 Euros par mois... et 3,5 Millions d’allocataires des minima sociaux...
Au chapitre international enfin, après le cri d’alerte de Jacques DIOUF, président de la FAO, l’Organisation des Nations Unies a réuni 27 de ses représentants à Berne. Ils ont décidé de créer une cellule de crise pour « nourrir les affamés », jugeant que « les prochaines semaines sont critiques. [En effet] pour deux milliards de personnes, les prix alimentaires élevés sont maintenant une question de combat quotidien, de sacrifice et même de survie".
Chers camarades, ces informations sont insoutenables.
Elles appellent une révolution. Pas une révolution de palais dans les états majors politiques. Pas une émeute de rue. Pas une éructation de tribune ! Non, une véritable révolution, consciente, construite, patiente, déterminée, pour changer la donne au plan mondial, européen et national.
C’est dans ce contexte que la proposition de construire - ou plutôt d’essayer de construire - un grand parti de toute la gauche en France, prend tout son sens.
L’acuité des enjeux sociaux, l’évidence de l’impasse dans laquelle arrive le capitalisme financier mondial édifié depuis trente ans, la fin de cycle socio-économique que nous vivons, facilite en effet le rapprochement des diverses familles de pensée de la gauche, et je dirais plus largement progressistes.
Certains des diagnostics que nous posions il y a dix ou vingt ans s’imposent aujourd’hui comme des évidences.
Pour autant, le défi est loin d’être relevé. La force du néo-libéralisme mondialisé est d’avoir en grande partie « lobotomisé » les cerveaux des cadres et des militants de gauche, en utilisant, souvent, comme tenue de camouflage de la régression sociale et démocratique, les oripeaux d’un pseudo réalisme, voire d’un humanisme internationaliste dévoyé.
Il faut donc commencer par - et je devrais dire, en ce qui nous concerne, continuer de - mener, inlassablement, la bataille des idées, la bataille des consciences.
Il faut aussi ne pas nier que, au-delà du combat frontal que nous devons mener, avec tous nos camarades progressistes, contre le capitalisme financier mondialisé, nous portons une vision particulière de la société. Une vision républicaine que certains ne partage pas. Un ordre républicain, fait d’égalité de droits et de devoirs, de laïcité digne de ce nom, d’instruction publique valeureuse, de morale collective, de patriotisme internationaliste !
Ah, ce message est loin d’être entendu par tous. Ce que nous vous proposons, chers amis et camarades, à travers la création de ce « grand parti de toute la gauche », ce n’est pas de diluer notre spécificité dans un agglomérat de sensibilités inaudibles. C’est d’enclencher une dynamique susceptible de ramener à la politique les masses silencieuses, c’est d’ouvrir la voie d’un parti du peuple, et de proposer la modèle républicain non pas comme caution du social-libéralisme ancien, non pas comme « faire valoir » d’intérêts électoraux bien compris, mais comme axe d’une politique nouvelle, d’une alternative, d’une vraie alternative, enfin !
Je vous demande de partir au combat avec les idées claires : il est hors de question de perdre ni notre unité, ni la spécificité de notre orientation, ni la vigueur de son expression. Et d’ailleurs, je crois que nous pourrions aller plus loin sur certains aspects de notre texte d’orientation : je propose en particulier, au plan européen, que nous réclamions de revenir sur la primauté du droit communautaire sur le droit national ! J’entends que nous affirmions, aussi, à défaut d’une directive sur les services publics, que la France doit pouvoir faire jouer une clause d’opting out, c’est-à-dire refuser d’appliquer le droit européen pour préserver ses services publics ! Je revendique, que nous puissions suggérer, d’étudier, en tant que de besoin, les scenarii d’un retour aux monnaies nationales, quand les disparités de croissance, d’inflation, de commerce extérieur, rendent l’Euro particulièrement fragile, en même temps que son niveau nous pénalise gravement.
Voilà chers camarades, les deux bouts de la ficelle que nous devons tenir : être nous-mêmes, ne nous travestir en rien ; et en même temps jouer collectif, tendre la main, voir grand.
La tâche sera rude. Je m’y investirai de toutes mes forces aux côtés de Jean-Pierre CHEVENEMENT, à vos côtés, avec vous.
Je vous remercie.
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défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le
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Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations
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Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des
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est le Président du Mouvement Républicain et Citoyen