Mouvement
Républicain et Citoyen
du Maine-et-Loire
Président du MRC : Jean-Pierre Chevènement
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Julien Ricaud est militant du MRC 49
Appel à un grand parti de toute la Gauche
Dans la quasi totalité des réponses qu'il a apportées aux questions posées par les journalistes, Nicolas Sarkozy s'est trompé ou a menti. Certains trouveront peut-être cet article excessif.
Pourtant nous n'affirmons rien sans nous justifier.
Le Président a commencé son entretien en confondant fioul et gaz, malgré les réactions de la journaliste qui l'interrogeait.
Sur le sujet du pouvoir d'achat, il a affirmé qu'il fallait développer la concurrence entre les grandes surfaces car ceci permettra de "faire pression sur les fournisseurs". Cependant,
il a pris l'exemple du prix du jambon qui a augmenté de 40 % alors que les producteurs sont payés en dessous de leur coût de production. Le Président a donc, en fin de compte, révéler la grande
injustice de sa réforme : elle mettra sous pression des professionnels qui ne s'en sortent déjà pas. On peut ainsi comprendre les angoisses de ceux-ci.
Sur la répartition des profits des entreprises, Nicolas Sarkozy affirme vouloir une répartition de 1/3 pour les salaires, 1/3 pour les investissements, 1/3 pour les actionnaires (aujourd'hui
la répartion serait de 65% pour les actionnaires d'après Benoît Hamon). Il a ajouté que la capitalisme "marche sur la tête", qu'il "doit être moralisé". Cependant, aucune solution
concrète n'a été apportée.
Lorsqu'il évoque les 14 milliards du paquet fiscal, il détaille ainsi : 5,5 milliards pour les heures supplémentaires, 3,5 milliards de déduction fiscale pour les propriétaires, 2,5 milliards
pour les successions et 250 millions pour le bouclier fiscal. Or ceci fait un total de 11,750 milliards. Où sont passés les 2,250 milliards d'euros restants ?
En ce qui concerne les "couacs" du gouvernement, le Président a consenti à en endosser la responsabilité mais il a précisé que ceux-ci étaient dus à la jeunesse de certains de ses ministres. Or,
sur les OGM, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a fait que s'offusquer du risque de la suppression de la plus grande décision du Grenelle de l'environnement par la majorité UMP au Parlement.
Et, sur la "carte famille nombreuse", c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui a annoncé le 4 avril sa suppression !
Lorsqu'il a évoqué la loi sur les OGM, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le sauveur de l'amendement Chassaigne. En réalité, le sous-amendement qui a été voté permet de maintenir l'amendement
Chassaigne mais le vide de son contenu comme l'explique cet article de L'Express : http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/ecologie/actu.asp?id=469936&xtor=RSS-96
Bien qu'ayant été Ministre de l'Intérieur, le Président a affirmé "on ne devient pas Français en travaillant dans une cuisine" en réponse à une question sur la régularisation des travailleurs
sans papiers. Il a même ajouté : "la loi prévoit un certain nombre de critères pour être Français : il faut les respecter". Pourtant, les demandes des travailleurs sans papiers n'est pas la
naturalisation mais simplement la régularisation. Comment comprendre qu'un Président de la République se trompe à ce point sans être interrompu par les journalistes ?
M. Sarkozy continue d'affirmer que les instituteurs n'enseignent que des matières tandis que les pasteurs, prêtres et rabbins donnent du sens à la vie. C'est oublier que les professeurs
transmettent des valeurs. C'est oublier que l'on peut être athée et donner du sens à la vie. C'est oublier que la France est un pays laïque et que ce n'est pas le rôle de son Président de
s'immiscer dans ces affaires.
Selon le Chef de l'Etat, les syndicats auraient accepté, dès 2003, l'augmentation du nombre d'années de cotisation. Les syndicats rappellent, entre autre, qu'il avait été promis par le
gouvernement de l'époque une augmentation du taux d'emploi des 55-64 ans. Ce taux n'a pas bougé depuis 5 ans. Il est de 38 % en France (de 44 % en Europe, objectif européen pour 2010 : 50 %).
Cette promesse n'ayant pas été tenue, le passage aux 41 annuités revient en réalité à diminuer les retraites puisque les travailleurs seront moins nombreux à bénéficier d'une retraite à taux
plein.
Enfin, en raison de son très grand attachement aux droits de l'homme, le Président a expliqué qu'il ne parlerait pas au Chef de l'Etat iranien. Nous rappellerons que le candidat UMP avait déjà
promis qu'il ne serrerait pas la main de Vladimir Poutine (il a été, depuis, le premier à féliciter le chef d'Etat russe pour sa réélection) et qu'il a invité le Colonel Kadhafi en France.
Nous ne parlerons pas de l'arrogance du Chef de l'Etat, qui "essaie de faire réfléchir les gens", ni de sa triste conception de la jeunesse ("quand on est jeune, forcément on est inquiet") : nous
serions accusés de le juger sur sa personne. Nous nous contenterons d'exprimer notre désarroi quand un Président de la République annonce "un grand projet de civilisation" en janvier et n'en dit
plus un mot en avril.


Présentation du MRC
Le Mouvement Républicain et Citoyen
défend l'idée que la République ne peut pas être réduite à ses seules institutions. La République est aussi une volonté : celle de se battre contre les inégalités et reconnaître aux peuples le
droit de se gouverner, et non de se laisser gouverner par les lois économiques et les intérêts égoïstes.
Aujourd'hui, innombrables sont ceux qui se disent républicains. Pourtant, face à la mondialisation, face aux difficultés que rencontre l'école, face aux injustices sociales, aux discriminations
en tout genre, les décisions politiques ne sont que, très souvent, des applications du principe de "laisser faire", contraire à la tradition républicaine depuis 1789.
Le Mouvement Républicain et Citoyen affirme que la République n'est pas la cause des difficultés rencontrées par notre pays. Au contraire, c'est le respect des principes républicains (respect des
idées de nation et de citoyen, souveraineté du peuple, laïcité, reconnaissance de l'effort de chacun, solidarité nationale...) qui est une perspective de solution.
est le Président du Mouvement Républicain et Citoyen